15 déc 2010
Les projets dans le monde
Alors que la protonthérapie est en plein boum, le nombre de projets d’hadronthérapie par ions carbone est plus restreint.
Dans son dernier rapport, paru en février 2010, la Haute Autorité de Santé (HAS) soulignait la nécessité : l’hadronthérapie par faisceaux d’ions carbone doit encore faire l’objet de recherches. Il faut en préciser les paramètres techniques, les modalités d’administration, les caractéristiques des tumeurs traitées… Un contexte qui explique le nombre encore restreint de centres d’hadronthérapie par ions carbone, comme de projets.
La protonthérapie, elle, évolue rapidement. En 2009, on comptait 31 centres (dont 7 dédiés au seul traitement des mélanomes oculaires), principalement aux Etats-Unis et au Japon. Deux sont situés en France. D’ici 2012, dix nouveaux centres de traitement devraient encore voir le jour à travers le monde.
Parallèlement, il n’existe à ce jour que trois centres fournissant des ions carbone. Il s’agit du National Institute of Radiological Sciences (NIRS) de Chiba et le Hyogo Ion Beam Medical Center, au Japon, ainsi que le Heildelberger Ionenstrahl-Therapiezentrum (HIT) en Allemagne, ouvert en 2009.
Trois nouveaux centres devraient ouvrir rapidement : GUMC à Maebashi au Japon, le Marburg Particule Therapy Centre en Allemagne, ainsi que le Centro Nazionale di Adrotherapia Oncologica (CNAO) à Pavie, en Italie. Cinq autres centres sont en projets : SPHIH en Chine, NRoCK en Allemagne, MA-AHTC en Autriche, ETOILE et ARCHADE en France.
ARCHADE s’inscrit dans un contexte mondial particulièrement favorable. Les besoins de recherche en matière d’hadronthérapie par ions carbone restent importants. Et surtout, parmi les projets actuels, il reste le seul à être entièrement consacré à la recherche.




